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Bulletin de Mars 2017 Editorial en tiré à part !

Voici  in extenso l’éditorial de ce numéro.
« Le printemps revient ! Que c’est bon ! Ne boudons pas notre plaisir ! Accueillons le parfum léger des primevères, la lumière tendre des petites feuilles du vieil arbre, la délicatesse blanche et rose des fleurs du pommier ! Laissons-nous aller, comme le suggère notre ami Christophe André, à ces petits plaisirs qui enchantent notre vie. Et les hirondelles… j’allais oublier les hirondelles… celles qui tournoyaient gaiement autour du clocher de mon enfance !

Certes, les hirondelles sont de moins en moins nombreuses. Et en plus, selon le proverbe bien connu, « une hirondelle ne fait pas le printemps ». Il y a sans doute encore beaucoup de sombres hivers à traverser avant que l’Eglise hiérarchique ne consente au printemps.

Pourtant, on est parfois tenté de croire que des fleurs vont fleurir, que des feuilles vont pousser, que des hirondelles vont revenir, que la saison des amours va exploser au sein d’une Eglise qui ne cesse de prêcher qu’il faut s’aimer. 

Quelques évêques apparaissent comme des perce-neige : l’un préfère la clarté à l’hypocrisie, l’autre se montre bienveillant et propose son aide à un prêtre amoureux, un troisième remercie l’épouse et la fille d’un ancien prêtre orthodoxe converti au catholicisme. Oui, il y a des évêques qui travaillent à la venue du printemps, qui font sortir de toutes petites pousses, si petites qu’on ne les voit même pas.

Et que dire des papes ? Benoît XVI crée un diocèse pour les maronites de France. François ose un peu plus : il autorise l’ordination d’hommes mariés maronites habitant au-delà de l’Orient ! Et encore un peu plus : il passe une après-midi, agréable pour tous, avec des anciens prêtres mariés et avec leur famille ! voir pages 12, 14 et 15 du Bulletin)

C’est peut-être bien peu, c’est comme un tout petit brin d’herbe timide qui a peur de soulever l’humus pour exister !

L’immense décision évangélique qu’il faudrait prendre, à savoir annuler la règle du célibat obligatoire pour les prêtres, le pape actuel ne la prendra pas. Car pour François, il ne s’agit pas de soulever de l’humus, mais du béton ! Quand arrêterons-nous de bétonner, dans les paysages de l’Église, pour que la Vie ait tous ses droits ?

Pourtant, avec l’arrivée du printemps, on ne peut s’empêcher d’être optimiste, n’est-ce pas ? »
Louise

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