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Des Femmes diacres, est-ce une révolution ?

Promouvoir des femmes aux fonctions de diacres ?

 NB. Au delà de l’article, vous trouverez d’autres éléments de réflexion ci-dessous.

Les femmes pourront-elles un jour être ordonnées diacres de l’Église catholique ?
Et un jour, peut-être prêtres, c’est à dire chargées de l’accompagnement des communautés.

 Il est tout d’abord bien étrange pour un humaniste d’avoir à se poser cette question : le Concile Vatican 2 (1962-1965) a ouvert le diaconat dit permanent à des hommes, mariés ou non. Ils sont quelque 45 000 aujourd’hui dans le monde ; les diacres catholiques peuvent s’adresser à toute la communauté en faisant l’homélie, célébrer des baptêmes, des mariages et des funérailles. Mais pourquoi  ce Concile ne l’a-t-il pas aussi ouvert à des  femmes, mariées ou non ?  Au nom de quoi un tel sexisme ? Pourquoi cette inégalité, cette distorsion sans aucun lien avec la volonté des chrétiens et des communautés de base ?

Le pape François a semblé ouvrir cette perspective, jeudi 12 mai 2016,  au Vatican. Interrogé à ce sujet par des femmes-religieuses venues du monde entier, lors d’une discussion à huis clos, au cours d’une rencontre avec plusieurs centaines de supérieures de congrégations. Il a déclaré qu’il acceptait de constituer une commission chargée d’étudier la question. « Cela ferait du bien à l’Église de clarifier ce point. Je parlerai pour qu’on fasse quelque chose dans ce genre », a déclaré François, selon le site du NCR. S’en est suivi beaucoup d’effervescence dans les milieux féministes.
A l’époque, on disait couramment : « Voulez-vous enterrer une question ? Créez une commission ! » Espérons qu’il n’en est rien !
A partir d’un article de la théologienne Yvonne Gebara (on écrira YG) ([1]), essayons d’y voir plus clair.

YG Constate d’abord le fait d’une inégalité publique au sein de l’église mais aussi au sein de la société.
Pour ma part, je suis intimement persuadé que si l’église catholique progressait dans la question de l’égalité des femmes, cela provoquerait aussi quelques avancées dans la société. Toutefois, n’exagérons rien ; la société civile n’a pas attendu, pas plus que l’Eglise Anglicane ou l’Eglise Protestante, aujourd’hui Eglise Protestante Unie. La société civile a même fait ses avancées profondes dans ce domaine contre l’action de cette église, comme d’ailleurs, rappelons-le, à propos de la laïcité.

YG met en avant plusieurs questions :

Elle souligne l’affirmation d’un «droit» des deux sexes pour représenter Jésus-Christ devant la communauté, ce qui n’est pas seulement une revendication féministe.
– Voilà des femmes qui demandent d’exercer une fonction, de servir. Pourquoi ne pas ouvrir des espaces pour les femmes quand elles demandent d’être au service de l’Eglise ?
– Mais qu’est-ce que cela signifie d’avoir le droit lorsque l’institution dans laquelle vous voulez avoir des droits est celle qui nie ces droits ou ne supporte pas d’accorder beaucoup de droits aux femmes ?
– Qu’est-ce que cela signifie d’avoir le droit dans une institution dont l’idéologie théologique valorise et encourage le pouvoir des hommes au détriment d’une plus grande participation et de la diversité des services, des charismes et des pouvoirs?
– Qu’est-ce que cela signifie le droit à l’ordination des femmes quand on a une vue de la prêtrise éminemment masculine, anachronique et un mâle symbolisme théologique laïque?
– Que signifie le droit lorsque les autres droits ne sont pas pris en compte frontalement?
– Est-ce que l’admission au sacerdoce ordonné (au niveau diacre) apportera des réponses à ces questions difficiles?

Suit une réflexion sur la théologie du sacerdoce aujourd’hui par YG.
Le modèle du prêtre d’aujourd’hui se situe dans l’interprétation judaïsante qui semble de plus en plus éloignée des actions et inspirations de l’évangile. Ce système permet à des hommes d’être revêtus de pouvoirs symboliques qui leur permettent de guider la vie mais aussi de manipuler et de dominer en utilisant les écritures pour justifier leurs choix. Il leur donne autorité sur les personnes, et en particulier sur les femmes, et participe au maintien des hiérarchies qui dominent le monde tant au plan économique ou politique que religieux. YG parle dans un autre document de « hiérarchie masculine anachronique » !
Elle plaide « pour la participation des membres dans les services et la construction de significations mises à jour qui devraient être l’objet d’une responsabilité partagée. Cela nécessite un dialogue constant et le partage des connaissances et des pouvoirs pour répondre aux défis toujours nouveaux du contexte dans lequel nous vivons ».
Approfondissant sa réflexion, YG propose une réforme politique de l’église, utile et nécessaire. Comme si la politique et l’organisation actuelle de l’Église émanaient directement de Dieu, selon la volonté de Jésus, et avaient pu rester immuables dans les différents siècles d’histoire et dans les différentes cultures où le christianisme a été implanté ! Il s’agit donc de faire une réforme des théologies qui sous-tendent cette organisation qui tienne compte du pluralisme des situations et des croyances présentes dans les différentes cultures et les moments de l’histoire.
Elle plaide pour les théologies féministes (2) et leur critique du centralisme religieux et éminemment masculin, théologies presque absolument rejetées ou ignorées par les tenants de la tradition masculine.

Elle souligne le risque que, en voulant seulement devenir présentes parmi les prêtres, des femmes ne visent que l’égalité des sexes dans les ministères sans poser des questions plus fondamentales comme le proposent les théologies féministes [i]longtemps ignorées. Ne pas recevoir cela comme une « faveur d’ecclésiastiques ou comme un acte magnanime », ce qui ne changerait pas grand-chose.

 

Marie Thérèse van Lunen Chenu de l’association FHEDLES (3) n’hésite pas à fustiger « le manque de capacité de l’Église officielle à se reconnaître ouvertement aujourd’hui patriarcale et mono-sexiste,  liée, telle un serpent qui se mord la queue,  par ses propres interprétations patriarcales et mono-sexistes alors que celles-ci  sont reconnues de plus en plus largement contraires aux références éthiques et aux normes juridiques actuelles ? Ainsi le problème de fond est bien celui du refus de l’autocritique institutionnelle, du manque de discernement et de l’abus de pouvoir, se soldant aujourd’hui par l’incapacité cléricale à se reconnaître sexiste! »

Le christianisme, sous sa forme catholique romaine, est une religion organisée autour de fortes émotions culturelles où le circuit des affects révèle une sorte de division sociale des pouvoirs qui reproduit la société dans laquelle nous vivons, précise YG. Ainsi La figure masculine de Dieu, le Père, le Fils et le Saint – Esprit est du pouvoir absolu socio-émotionnel , tandis que les figures féminines comme Marie et de nombreux saints sont du pouvoir absolu domestique, soignant, chaud, de protection et de guérison. La représentation sacerdotale mâle apparaît attachée trop émotionnellement à la puissance politique absolue des hommes.
Alice Gombault, ancienne Professeur de théologie et de la même Association FHEDLES, parle dans le même sens : « Cela fait plus de 50 ans que les arguments bibliques, psychologiques, sociologiques et historiques ont été abordés et on sait que rien ne s’oppose au diaconat des femmes. Les Églises protestantes ont pris acte de ces avancées. Mais on a vu que, dès que les femmes accèdent à ce premier palier, les autres cèdent les uns après les autres : prêtrise, épiscopat. La hiérarchie masculine  de l’Église catholique, est-elle prête à renoncer à sa position dominante? »
YG conclut « Je suis donc contre l’ordination des femmes  dans le cadre actuel, parce que cela est aussi restrictif et dangereux pour les hommes et les femmes. »
Alice Gombault y met une sérieuse condition, qui est aussi un puissant bémol : « Si dans son désir d’approfondir la question du ministère, le pape François est prêt à aborder une décléricalisation et une désacralisation de celui-ci, alors les femmes y trouveront leur place. »
Dans le contexte actuel qui s’est d’ailleurs manifesté lors des débats sur la famille, espérons que le pape François n’aura pas préjugé de ses forces en sous-estimant et le poids du dogmatisme et les capacités des courants conservateurs et intégristes dans sa propre église. Qui vivra, verra !
Jean

2 Théologies féministes ? qui parmi les fidèles, ou même les prêtres, en a entendu parler ? Allons voir au moins sur Google !

(3) FHEDLES  « Femmes et Hommes Egalité, droits et libertés. » Voir son site fhedles.fr/

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Ivone Gebara, ex-professeure de théologie au Centre Œcuménique de Services à l’Éducation Populaire à Sao Paulo au Brésil, est actuellement en exil en Belgique, par suite de sa réduction au silence par les instances romaines.

 

 

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Autres éléments de réflexion que je vous offre !.
La presse s’est fait l’écho de l’ouverture du pape François à la question de l’ordination de femmes diacres, mais les analyses des journalistes montrent bien l’ambiguïté de la position du pape François. D’une part il souhaite une meilleure prise en compte des femmes dans la vie de l’Église et dans son gouvernement, d’autre part il reste lié à une image de La Femme dont le rôle symbolique serait totalement différent de celui de l’homme masculin … Pour découvrir la position de la chrétienne féministe A. Gombault, cliquer
Femmes diacres : pour quoi faire ? 

(La position des chrétien-ne-s féministes de FHEDLES/ Alice Gombault)
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Ordination des femmes? Pour quelle église et que la théologie?

Ivone Gebara – 15/06/2016

 «Même avant l’’adoption du sacerdoce comme un droit des femmes, je ne pense pas que le gouvernement actuel de l’Eglise catholique, nous devons réfléchir sur les conditions du droit de plaider et les limites du modèle de la prêtrise actuelle. Bien que ce modèle fournit également des services à la communauté chrétienne, également exempt de nombreuses responsabilités envers la construction de significations et de l’organisation plurielle de la vie chrétienne, « reflète Ivone Gebara , religieux, philosophe et théologien. 

Voici l’article.

Ma réflexion bien ouverte à un contexte international de l’ Église catholique romaine se trouve plus particulièrement dans le contexte latino – américain dans une certaine mesure moins impliqués dans la question de l’ ordination des femmes . Nous avons jamais été des combattants assidues qui prétendent. Cependant, ces dernières semaines au milieu du contexte politique national en difficulté, une quantité importante de textes sur le sujet a été publiée par les réseaux sociaux, en particulier les catholiques.

De même, dans les différents sites nationaux réflexion sur l’ ordination des femmes et la création éventuelle d’une commission d’étude dans le Vatican pour le diaconat féminin a occupé un espace important. La paroisse de la ville de São Paulo a  organisée pour informer une discussion sur le sujet. De nombreux textes ont publié des histoires de femmes qui selon des officiers de l’Eglise catholique ont été illégitimement ordonnés et donc excommuniés.

On estime que plus de 200 femmes sont dans cette situation aujourd’hui et parmi eux il y a aussi quelques évêques, ordonnés en secret par les évêques réfractaires aux ordres du Vatican. La question de l’ordination des femmes vient à nouveau les catacombes et commence à voir la lumière du jour, bien enveloppé dans mille difficultés découlant des positions des groupes les plus divers et divergents.

Une question cruciale

Je reconnais que la réalisation de l’ordination des femmes serait une étape qui, selon de certaines personnes, pourrait résoudre en partie une situation d’inégalité publique dans la société et en particulier dans l’Eglise catholique romaine.

Cependant, il doit être clair que, pour de nombreux adeptes et fans de l’ordination de femmes, il est seulement l’affirmation d’un «droit» des deux sexes pour représenter Jésus-Christ, devant la communauté et non pas nécessairement une revendication féministe.

En d’autres termes, il est à penser que dans l’intégration des femmes à l’agent de la prêtrise on gardera la même façon de penser et de vivre l’Eglise.

Critique à l’autorité catholique de ne pas ouvrir des espaces pour les femmes quand ils demandent est d’être au service de l’Eglise dans les différents types de travail et en particulier dans le ministère ordonné.

Je veux juste ouvrir un peu de nourriture pour la pensée de l’avant à cette question d’ une solution complexe à l’époque.

À mon avis , le problème essentiel réside précisément dans l’ examen du droit des femmes souvent pris assez simpliste.

  • Qu’est-ce que le droit lorsque l’institution dans laquelle vous voulez avoir des droits est celui qui nie ou ne supporte pas beaucoup de droits aux femmes?
  • Qu’est-ce que cela signifie d’avoir le droit à une institution dont l’idéologie théologique suit valorisant et en encourageant le pouvoir des hommes au détriment d’une plus participatives et diverses vision des services, des charismes et des pouvoirs?
  • Qu’est-ce que cela signifie d’avoir le droit à l’ordination des femmes quand il y a une vue de la prêtrise éminemment masculine, anachronique et un mâle symbolisme théologique laïque?
  • Ce qui signifie que le droit lorsque les autres droits sont pas pris en compte frontalement?
  • Est-ce que l’admission au sacerdoce ordonné d’apporter des réponses à ces questions difficiles?

La théologie sacerdotale actuelle

De la théologie sacerdotale des prêtres actuels sont revêtus non seulement des pouvoirs symboliques, mais les pouvoirs politiques et sociaux qui leur permettent de guider la vie et de les manipuler ou de les dominer.

Souvent, ils utilisent les Écritures comme ils devraient et justifier leurs choix comme si elles étaient des émanations évangéliques. Sans doute, il y a toujours des exceptions et ne veulent pas les oublier. Mais le plus commun est les prêtres de discussion une autorité sur les personnes et en particulier sur les femmes et le maintien justifiant à bien des égards les hiérarchies qui dominent la terre. Cette concentration excessive du pouvoir empêche la montée et de l’organisation de plusieurs ministères ou services en provenance et au nom des communautés chrétiennes.

En outre, le modèle de prêtre présenté est le sacerdoce de Jésus dans l’interprétation judaïsation qui semble de plus en plus éloignées des actions et inspirations trouvées dans les Evangiles. Plutôt que de renoncer à la puissance qui met en évidence et aux côtés de leurs pairs séculiers renforcé l’alliance entre politique, économique et religieuse au cours des siècles.

Impose décisions et beaucoup agissent de façon irrespectueuse, surtout quand il fait référence à la sexualité féminine.

Je reconnais le rôle social et culturel des prêtres, chamans, des mères et des pères saints, des aimants dans les différentes religions et de leur évolution dans l’histoire contemporaine. Ces acteurs et les acteurs sociaux ne sont pas seulement les seuls «gardiens» de la tradition religieuse à laquelle ils appartiennent, mais les dirigeants qui devraient avoir le cœur collé aux besoins de leurs communautés.

Ainsi, la participation des membres dans les services et la construction des significations mises à jour seraient une responsabilité partagée. Cela nécessite un dialogue constant et le partage des connaissances et des pouvoirs pour répondre aux défis toujours nouveaux du contexte dans lequel nous vivons.

En ce sens, ne saurait invoquer l’extinction de papier des gens plus préparés ou leaders éthiques en rapport avec le contenu et les traditions religieuses, mais ces gens ne devraient avoir leur autorité légitime qui sont en relation avec les problèmes rencontrés par la communauté.

 

la réforme politique de l’Eglise catholique

Dans cette perspective , je ne pense pas que les femmes devraient renforcer un modèle sacerdoce hiérarchique mâle et l’ordination ou d’ accepter d’une théologie hiérarchique aussi dans son contenu et symbologie principalement des hommes .

Dans le processus historique actuel ne parle pas de  » réforme politique dans l’Eglise catholique », qui serait à mon avis nécessaire et utile. Il est comme si la politique et l’organisation actuelle de l’Eglise ont été tirées directement de Dieu, selon la volonté de Jésus et ils ont rapporté immuable dans les différents siècles d’histoire et dans différentes cultures où le christianisme a été implanté.

En parlant de « la réforme politique de l’Eglise catholique » signifie aussi parler d’une réforme des théologies qui sous – tendent ces politiques centralisées de caractères masculins patriarcaux. Et la réforme de la théologie sera presque révéler l’évidence, qui est, l’existence non seulement de nombreuses théologies et interprétations, mais parmi la vie et les théologies qui sous – tendent l’organisation de l’Eglise à différents niveaux ordinaire de tous les jours.

Plus précisément , je veux dire qu’une chose est la vie de tous les jours et une autre chose est la théorie politique théologique d’une organisation religieuse avec ses lois et principes, en particulier avec la diversité des personnes qui y participent.

L’uniformité alléguée de dogmes, la légalité de la loi canonique écrite, malgré son utilité, vont à l’ encontre du pluralisme des situations et des croyances présentes dans les différentes cultures et les moments de l’histoire. L’ Église hiérarchique ne respecte pas toujours, mais souvent combattu comme dénis de la vraie  doctrine révélée par Dieu.

Dans ce contexte, aussi peut parler des théologies féministes et sa critique du centralisme religieux et éminemment masculine coupe leur symbolisme religieux. Ils ont dénoncé avec insistance abus de pouvoir religieux, en particulier en ce qui concerne le détournement de la décision sur nos corps. Ils ont réinterprété riche et contextualisée la Bible et de la théologie afin de répondre aux défis actuels de notre monde.

Ces théologies sont presque absolument rejetées ou ignorées par les mainteneurs de la tradition masculine depuis qu’il a fui le script établi par cette tradition.

 

théologie féministe

Je pense qu’une grande partie du mouvement en faveur de l’ ordination des femmes ne fonctionne pas dans la ligne critique adoptée par de nombreux théologies féministes. Elles ne visent qu’à l’ égalité des sexes dans les ministères sans questionner les bases théologiques de soutien et de la politique Eglise aujourd’hui.

En général, seulement visualiser le droit des femmes à exercer le ministère dans le défaut Église catholique, l’Église «universelle» constituait déjà le point de vue de son organisation hiérarchique. Il est comme si seulement pour devenir présent dans les rangs des prêtres, les femmes pourraient changer quelque chose par sa présence le véritable panorama, la représentation visuelle et formelle de son à ce jour que des hommes.

Ne pas ignorer l’importance de la représentation visuelle des actions, mais seulement cela ne change pas à l’intérieur de nos convictions. Il doit être clair

  • quels comportements sociaux, politiques et ecclésiales qui doivent accompagner l’ordination des femmes.
  • Quelles nouvelles politiques prendront l’Eglise,
  • qu’elle proposera des lignes directrices lorsque de nouveaux « sujets », femelle, devenant une partie de ses images de direction et le leadership des communautés à différents niveaux.

Ce sont des demandes que nous , les femmes doivent faire pour ne pas prendre quelque chose comme une faveur d’ ecclésiastiques ou d’ un acte magnanime de nous accorder aux femmes simples.

Opino cette façon parce que je sais que certains des prêtresses, des pasteurs et des candidats à la prêtrise des femmes et mon impression bien que limité et discutable, porte la perception qu’ils ne peuvent pas un changement qualitatif et significatif dans la structure actuelle de l’Eglise catholique. Beaucoup juste demander au sacerdoce , mais ne pas exposer ni exigent les conditions de son côté à cette réalisation.

Ils fonctionnent comme si l’Eglise doit reconnaître entre eux étaient, en particulier l’épiscopat et la papauté, les institutions ministérielles masculine. Ce sont eux qui devraient leur accorder la permission de servir la communauté. Ils involontairement devenir ou sont considérés comme moins Église identifiant avec la hiérarchie qui gouverne.

Certaines de ces femmes prêtresses ont des travaux de pointe avec les populations marginalisées et légèrement réarrangées pour eux. Certains ont même des doctorats en théologie et a étudié dans les universités de renommée internationale. Et pourtant, cette formation est pas reconnu par les prélats.

  • Je peux comprendre l’excitation et le désir de beaucoup de femmes à se voir sur l’autel, de sentir que présider une messe publiquement et avoir un certain pouvoir dans la communauté.
  • Je peux même évaluer l’émotion que quelque puissance narré l’hôte et dire «ceci est le corps du Christ», comme un rêve d’enfance en attente d’être réalisé.
  • Ou le frisson de sentiment appelé «pasteurs», «ventres» (?), Presbiteras ou diaconesses dans une paroisse. N

Je ne condamne pas, mais je pense que nous pourrions aller plus loin et exige beaucoup plus dans un dialogue qui devrait être égal à égal, et non entre le haut et le bas.

 

Affection et pouvoirs absolus et domestiques

Dans ce numéro de femmes de l ‘ordination , il est un fait tout aussi important qui ne sont pas toujours pris en considération.

Il est le fait que le christianisme sous sa forme catholique romaine soit une religion organisée de fortes émotions culturelles où le circuit des affects révèle une sorte de division sociale des pouvoirs qui reproduit la société dans laquelle nous vivons.

La figure masculine de Dieu le Père, le Fils et le Saint – Esprit est du pouvoir absolu socio-émotionnel , tandis que les figures féminines comme Marie et de nombreux saints sont du pouvoir absolu domestique, soignant, chaud, de protection et de guérison.

La représentation sacerdotale mâle apparaît attaché trop émotionnellement à la puissance politique absolue des hommes, bien que le pouvoir souvent efficace et décisive dans l’immédiat est le féminin. Nous savons que la commande mâle suit une hiérarchie Dogmatique mâle en arrière – plan commence avec l’image de Dieu la puissance Père remise à son Fils unique qui envoie l’Esprit et perpétué symbolisé par des prêtres de sexe masculin.

  • Sommes – nous les femmes , avec l’avènement du féminisme , la pensée critique et féministe théologie pluriel, prêt à garder cette hiérarchie masculine anachronique?
  • Nous serions prêts à maintenir la différence entre hommes et femmes comme inégalité des capacités qui est également exprimé dans l’écart de rémunération dans les services aux collectivités?
  • Nous serions prêts à maintenir la division sociale des affections et des pouvoirs mécaniquement et naturalisé? Un petit exemple notre attention.

Aujourd’hui , dans de nombreux diocèses il y a un écart salarial entre les prêtres et les religieuses et les laïcs pour des services similaires … L’écart salarial au – delà des besoins de chaque reflète encore une fois l’ entretien du privilège des hiérarchies mâles au sein de l’Eglise.

  • La révolution des significations en cours dans les temps d’aujourd’hui ne serait pas indiquant la nécessité de laisser les déclarations dogmatiques du passé et d’ouvrir de nouvelles possibilités de repenser l’héritage chrétien de nos jours?
  • L’expansion de la lutte plurielle pour les droits de l’homme ne touche pas également des droits plus étendus dans l’Eglise dans la diversité de leurs communautés, organisations et ministères?

 

Naturalisation

Un autre aspect important de cette question se réfère au danger de naturalizarmos comportements masculins et féminins croire que tous appartenant à l’ autre sexe et même transgenres, se comporterait de la même façon.

signifie Naturalisation faire certains comportements comme pré-donné par la nature ou de Dieu et dire, par exemple, que la vocation sacerdotale des femmes est le soin quotidien et pas lu dans les politiques publiques en faveur du bien commun.

Voilà ce que l’ on croyait, par exemple, dans de nombreux pays à l’époque suffragette lutte des femmes. Nous ne pouvons plus croire qu’il y a des tâches ou spécifiquement les emplois masculins et d’ autres spécifiquement féminin comme si nous avions des identités et des comportements déjà pré-affectés à ces identités travail prédéfinies.

D’une certaine manière ces attitudes sont semblables à ceux de Jean Jacques Rousseau et des siècles plus tard à la positiviste Auguste Comte qui voulait éduquer les femmes sur la base des hommes et de la famille cherche à les préserver de la politique et les vices de la vie sociale au profit des la société, les maris et l’ éducation des enfants.

En outre, ils ont considéré les moralement meilleures femmes que d’hommes jusqu’à ce que les victimes acquittées leur réservant une place qui était rien de plus qu’une reproduction peut – être amélioré la naturalisation de l’ égalité entre les comportements sociaux. Aujourd’hui , nous sont témoin des réflexions et des attitudes similaires , mais avec des nuances différentes et justifications. Ceux – ci doivent être déconstruits pour que notre visage humain mélangé apparaîsse dans sa complexité et de l’ambiguïté.

 

histoire

Dans ce contexte , «demande» de l’ ordination des femmes , nous ne pouvons pas oublier aussi les persécutions que les prélats et les fonctionnaires de l’ Eglise catholique romaine exercés et de l’ exercice par rapport aux femmes. sorcières ou encroachers Accusé le pouvoir de penser qu’il devrait être que des hommes ont été condamnés à mort ou persécutés et punis pour sa vie.

  • De Ipazia d’Alexandrie (assassiné par ordre de l’ avenir saint Cyrille d’Alexandrie )
  • la Marguerite Porette  (condamné à feu)
  • la Jeanne d’Arc (condamné à feu)
  • et Juana Inés de la Cruz les nombreuses figures féminines, contemporaines massacrés pour avoir osé (condamné et interdit d’écriture et d’enseignement) et, pour ne pas mentionner à pénétrer dans les cours de connaissances théologiques étaient des milliers.

Peut – on oublier ces histoires et oublier aussi que dans le vingtième et vingt – d’ abord les théologies féministes repensée une grande partie de la tradition chrétienne, mais cette pensée est peu connue au – delà souvent refusé par les propriétaires du pouvoir et de la connaissance religieuse?

Le refus de penser à une autre façon est souvent caractéristique des hiérarchies religieuses et politiques …

Il nous arrive d’oublier que certaines figures de proue de notre histoire actuelle de proposer le «naïvement» la nécessité d’une « théologie de la femme » ou une « théologie féminine » en ignorant complètement l’itinéraire effectué par des siècles d’histoire , et en particulier l’histoire de ces 40 dernières années? Et la plupart ne sont même pas accepter que parler du féminisme au sein de l’Eglise …

Continuer en utilisant un concept d’égalité abstraite, l’ égalité devant Dieu, non pas pour faire face à la situation réelle de la violence et de l’ exploitation subie par les femmes .Il est juste dommage …

Il nous arrive d’ oublier l’interrogatoire d’aujourd’hui, des lettres d’ avertissement, admonestations aux religieuses , les théologiens et les philosophes qui acceptent le don de penser à la vie dans le cadre du service au Mouvement de Jésus? Tout est lié à tout. Une réclamation  est pas une seule application d’un ensemble.

L’ ordination des femmes est inscrite dans ce contexte complexe des idées et des croyances qui régissent les esprits et les cœurs de bureau et maintient les structures organisationnelles anachroniques. Il ne peut pas être un bon environnement isolé dans lequel il doit être affirmé et vécu.

 

situation idéale?

Beaucoup de gens peuvent prétendre à rechercher une situation idéale pour l’exercice public de ordonné femme sacerdoce . Pas du tout.

Je suis juste appeler pour aider à réfléchir sur les anciens et les nouveaux problèmes que certaines solutions qui semblent cacher juste et équitable les subtilités revendications renforçant un pouvoir patriarcal hiérarchique et dans laquelle nous continuons à vivre, la nourriture et l’alimentation dans d’ autres vies.

Même avant son sacerdoce d’adoption comme un droit des femmes, je ne pense pas que le gouvernement actuel de l’Eglise catholique, nous aurons à réfléchir sur les conditions du droit de plaider et les limites du modèle de la prêtrise actuelle.

Bien que ce modèle fournit également des services à la communauté chrétienne, également exempt de nombreuses responsabilités envers la construction de significations et de l’organisation plurielle de la vie chrétienne. Je suis donc contre l’ ordination des femmes que l’ octroi, dans le style actuel, parce que cela est aussi restrictif et dangereux pour les hommes et les femmes.

Je me rends compte, bien que très limité, l’histoire des femmes dans l’Église catholique romaine et l’immense parcours de luttes que nous passent par le christianisme. Depuis la participation étroite et intime au sein du Mouvement de Jésus jusqu’à aujourd’hui , nous avons soutenu et vécu la foi, l’ espérance et la charité, sachant de nos tripes que la charité reste le plus grand.

Elle est elle et d’elle que de jouer les modèles traditionnels sacerdotales dans la configuration actuelle du monde est susceptible de maintenir et même élargir les pouvoirs autoritaires longtemps auraient dû être revues et modifiées à la lumière de la reconnaissance des autres / que mon tel et mon différent. Tout cela est juste une invitation à la réflexion …

 

Ivone Grabara

 

Fonte:  http://www.ihu.unisinos.br/noticias/556374-ordenacao-de-mulheres-para-qual-igreja-e-com-qual-teologia

 

Pour en savoir plus:

16 juin 2016 | Catégorie: clergé conservateur, les controverses, les femmes et l’ Eglise, le sexe et le genre, la théologie, Vatican évolution

2 commentaires à l’ordination des femmes? Pour quelle église et que la théologie?

  • Olga Lucia Alvarez Benjumea

18.06.2016 à 23:55

Mi hermana cher Ivone:

Gracias por tu articulo y el femenino reflexión sur le ministère sacerdotal. No es la primaire ve que leemos ces préoccupations, afin que je puisse donner conocer que Quizas en hemos expresado complément bien sûr cual ha sido nuestro el nuestro llamado.
Es posible que haya siempre semblait relucir mais elle robe talien, alzacuellos el y. Es posible que en algunas todavía aflore, esa inquietud que manifiesta soit la guérison femeninas comme en competencia con el clergé masculin. Bien, une partie mio puedo decirte mi Movimiento y personnelle dans le style du ministère interesa de ese. Dans ce que nous cherchons « sucesión apostolique » par el poder, cloche la sucesión apostolique del Servicio « .Dans aspirent à tener » paroisses « , temple siquiera non ni la basilique, aspirent à prendre ladrillos de soins, Nous donnons, prendre soin de nuestras hermanos / l’en el verdadero sens de Iglesia à la verticale, ni horizontale, cloche circulaire. En cacher ces difficultés en crecimiento cette circulaire, muchas veces con la confondre «démocratie». Ici , nous aspirons à être y el mismo en être igualdad de niveau, laïcs, diacres, presbiteras y obispas. Es ministerio non entièrement rénové en la Iglesia en expérience globale de nuestro Bautismo! Giving adapté à chaque être humain, mujer hombre y inclus / le péché distinguer le sexe, l’ origine ethnique, sexuelle orientación u.

liturgies Nuestras Tienen su muy femenino toucher différent. Voici tous / les concelebramos, diciendo las palabras de la Consécration parce ellas fils la ratificación de nuestro compromiso, el cual es en propiedad en exclusivité del / la célébrant. Nous sommes les derniers en comulgar parce madres de nuestras así dans enseñaron, primero si atiende a los hijos, la familia y ellas en las dernière opération devrait. Las homélies, les monologues de fils, sermons les regaños. Son compartidas. Chaque Salimos Eucharistie con el Evangelio joie d’annoncer parce que chaque Misa comme su ce qui signifie qu’il implique, es envío un, una misión que debemos cumplir mujeres y hombres.

ministerio Nuestro no es del revancha féminisme. Es ir al rescate del anuncio del Evangelio comme hiciera Patronne nuestra, Marie de Magdala.

El Reino de la Divina Esencia, le sol sera posible el día dans les divisions de tengamos. En la división no tiene la Divina équipée Esencia.

Todo lo que tu a dicho en tu articulo en, es cierto, es y de tout ce que eso eso ne veulent être ni hacer en nuestro ministère. Es muy buena tu pregunta.

Gracias, Ivone par ayudarnos un hacer cette reflexión puissance y de compartirla.

Bendiciones desde el Corazón del Cielo, al Corazón de la Tierra, al Corazón de los Mares, al Corazón de los Aires, Que la presencia de la Divina Esencia del Padre_Madre, Hijo y Espíritu de Santa / JAMAIS EN MANQUE.

Sororidad fraternelle,

Olga Lucia Alvarez Benjumea
ARCWP-Colombie

  • André Gonçalves

19.06.2016 à 23:55

Malheureusement, lorsque les règnes de misoginisme pseudo-chrétien, ne donnent jamais des occasions de mulheres.Em nulle part dans l’Écriture sainte leur interdit au ministère.

La presse s’est fait l’écho de l’ouverture du pape François à la question de l’ordination de femmes diacres, mais les analyses des journalistes montrent bien l’ambiguïté de la position du pape François. D’une part il souhaite une meilleure prise en compte des femmes dans la vie de l’Église et dans son gouvernement, d’autre  part il reste lié à une image de La Femme dont le rôle symbolique serait totalement différent de celui de l’homme masculin. L‘association FHEDLES a déjà dénoncé cet enfermement des femmes dans leur appartenance sexuelle : vierge ou mère. Dans sa volonté de réforme, le pape François a déjà fort à faire et il se heurte à des oppositions fortes qu’il tente de contourner.  S’il ajoute la question des femmes, avec toute la charge émotionnelle que cela comporte, il ne s’en sortira pas. De plus, ni sa culture, ni sa formation religieuse ne lui  ont fait apparaître cette question comme prioritaire.  C’est déjà très heureux qu’il se montre ouvert et attentif, mais n’attendons pas de réalisation concrète rapide. Cela fait plus de 50 ans que les arguments bibliques, psychologiques, sociologiques et historiques ont été abordés et on sait que rien ne s’oppose au diaconat des femmes. Les Églises protestantes ont pris acte de ces avancées. Mais on a vu que dès que les femmes accèdent à ce premier palier, les autres cèdent les uns après les autres : prêtrise, épiscopat. La hiérarchie masculine  de l’Église catholique, est-elle prête à renoncer à sa position dominante?

Aujourd’hui FHEDLES s’interroge sur le bien-fondé de cette demande de diaconat. C’est à une modification en profondeur du ministère qu’il nous faut aboutir.  Si dans son désir d’approfondir la question du ministère, le pape François est prêt à aborder une décléricalisation et une désacralisation de celui-ci, alors les femmes y trouveront leur place. La présence des femmes peut contribuer à cette nouvelle forme de ministère, mais elle peut aussi renforcer le cléricalisme et la sacralité,  car ces deux composantes si peu évangéliques du ministère ne sont pas réservées aux clercs. Nous connaissons tous des laïcs, hommes ou femmes plus cléricaux que des prêtres.  C’est donc la question de l’ordination des hommes ou des femmes qui est ainsi posée. L’ordination doit-elle être un préalable à l’administration des sacrements ou bien doit-elle être le résultat de la conduite responsable d’une communauté chrétienne qui reconnaît en une femme ou un homme le leader dont elle a besoin ?

Alice Gombault pour FHEDLES 13 mai 2016
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Article retiré

Ivone Grabara

 

Fonte:  http://www.ihu.unisinos.br/noticias/556374-ordenacao-de-mulheres-para-qual-igreja-e-com-qual-teologia
Voici le texte référencé ci-dessus :

Mercredi, 15 Juin, 2016

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FHEDLES M TH van lunen Chenu
Le diaconat, question de femme ou bien question d’Église ?

Le pape François envisage  la création d’une commission d’étude sur la possibilité d’accès des femmes au diaconat,  annonce sympathique et de bonne volonté certes ; la mesure nouvelle pourrait aider des femmes à prendre courage et à se manifester capables sur le terrain, reconnues responsables et novatrices dans des responsabilités parfois encore précieuses aux yeux de certains mais trop souvent rendues inertes, inaptes et ineptes dans leur sacralisation du passé…..Ainsi, si elle est suivie de faits, la nouvelle modeste étape pourrait marquer un pas important aux yeux du commun des fidèles et des infidèles….! On n’en voudra donc pas à ce pape courageux qui n’a probablement pas pris conscience du poids du dogmatisme institutionnel dont il a hérité et du retard difficile à surmonter dans ce qu’il ne faut plus appeler « la question des femmes «  mais bien, désormais, une question d’Église devenue crûment apparente et prioritaire entre d’autres, question symptomatique et qui retient l’attention et de plus en plus largement souvent le scandale.

Le problème principal n’est-il le manque de capacité de l’Église officielle à se reconnaître ouvertement aujourd’hui patriarcale et mono sexiste,  liée, telle un serpent qui se mord la queue,  par ses propres interprétations patriarcales et mono sexistes alors que celles-ci  sont reconnues de plus en plus largement contraires aux références éthiques et aux normes juridiques actuelles ? Ainsi le problème de fond est bien celui du refus de l’autocritique institutionnelle, du manque de discernement et de l’abus de pouvoir, se soldant aujourd’hui par l’incapacité cléricale à se reconnaître sexiste!

Une queue d’hirondelle n’annonce que de bien loin l’arrivée du printemps…. Notre désir de sens, à nous les fidèles et les infidèles de ce temps ne peut guère se contenter de tels écarts et de tels  délais : nombreuses et nombreux, nous avons quitté – ou bien chaque jour nous sommes tentés de quitter – le navire de l’institution, recherchant et retrouvant les ancrages du christianisme autrement. Là des hirondelles peuvent déjà nous aider à entendre pour aujourd’hui l’appel de l’Évangile.
                                                                                  

Marie-Thérèse van Lunen Chenu

 

[1] Ivone Gebara, théologienne brésilienne, ex-professeure de théologie au Centre Œcuménique de Services à l’Éducation Populaire à Sao Paulo au Brésil. Elle a enseigné à l’Instituto Teológico do Recife (ITER) pendant près de 17 ans aux côtés du fondateur Hélder Câmara. A vécu en Belgique lorsque, en 1990, le Vatican a voulu la réduire au silence. Elle vit actuellement dans un quartier pauvre de Camaragibe, à 25 km de Recife. L’article de référence : :  http://www.ihu.unisinos.br/noticias/556374-ordenacao-de-mulheres-para-qual-igreja-e-com-qual-teologia. En italique, les citations intégrales.

 

 

[i] Théologies féministes ? qui parmi les fidèles, ou même les prêtres, en a entendu parler ? Allons voir au moins sur Google !

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Décès d’Elisabeth Moltmann-Wendel, figure de la théologie féministe

11.06.2016 par Jacques Berset

Elisabeth Moltmann-Wendel, une des figures de la théologie féministe, est décédée le 7 juin 2016 à l’âge de 89 ans à Tübingen, a annoncé l’Eglise évangélique en Allemagne (EKD) le 10 juin. Représentant une théologie venant “d’en bas” par contraste avec une théologie “d’en haut”, la théologienne protestante a été notamment corédactrice en 1991 du “Dictionnaire de théologie féministe”.

La théologienne s’est beaucoup intéressée aux femmes de l’entourage de Jésus (Voir son livre ‘The Women around Jesus, Londres 1982) et a  milité pour la libération des femmes en développant des arguments bibliques et théologiques. La théologienne avait reçu plusieurs prix prestigieux, dont, en 1997 à Lucerne, le Prix Herbert Haag “pour la liberté dans l’Eglise”.

Récipiendaire du Prix Herbert Haag “pour la liberté dans l’Eglise”

Elisabeth Moltmann-Wendel était l’épouse de Jürgen Moltmann, né à Hambourg en 1926,  considéré comme l’un des plus importants théologiens protestants du XXe siècle.  Ils ont publié ensemble “Dieu, homme et femme” (1984).

Jürgen Moltmann avait rejoint l’itinéraire de son épouse engagée dans la théologie féministe depuis 1974. Tous deux plaidant pour “une nouvelle communauté d’hommes et de femmes”, égalitaire, non hiérarchique, en référence à l’épître aux Galates (3.28), où saint Paul écrit qu’il n’y a plus ni Juif ni Grec, ni esclave ni homme libre, ni homme ni femme,  “car tous sont un en Jésus Christ”.

Les théologies féministes venues des Etats-Unis

Les théologies féministes sont nées aux Etats-Unis dans le sillage des mouvements d’émancipation et des mouvements pour l’ordination des femmes des années 1965. Elles sont arrivées en Europe une décennie plus tard. Cette réflexion a également gagné les pays du Sud, où se développent des théologies féministes dans le contexte des sociétés du tiers-monde. Ces théologies tentent une “déconstruction critique” du langage, des modèles et des interprétations de la tradition chrétienne, critiquant l’image trop exclusivement masculine propagée par les Eglises d’un Dieu Père, Roi, Seigneur. Elles développent une recherche pour dire le divin au féminin.  (cath.ch-apic/com/be)

ccccccccccccccccccccccccccccccSite Femmes et ministère
Un diaconat pour les femmes ou pour l’Église?

Publié le 25 juillet 2016 par Marie-Thérèse van Lunen Chenu

Le pape François envisage la création d’une commission d’étude sur la possibilité d’accès des femmes au diaconat. Une annonce sympathique et de bonne volonté, certes, mais qui fait naître pourtant des interrogations circonspectes.

On ne peut que se réjouir de cette nouvelle. Espérons qu’elle encouragera les femmes à se faire reconnaître dans des responsabilités. Si elle est suivie d’effet, cette étape, certes modeste, peut marquer un pas important aux yeux du commun des fidèles et des infidèles. Et pourtant, on doute.

On craint, à cause de tant d’espoirs déjà déçus, un chemin diaconal balisé par ce que des hommes d’Église pensent d’un « génie féminin ». Le pape actuel demeure formaté par la conception d’une féminité et d’une virilité d’ancien modèle, que nombre d’hommes et de femmes rejettent désormais, dans leur désir et leur expérience d’un partenariat paritaire nouveau. On n’en voudra pas à ce pape courageux de n’avoir probablement pas pris conscience du poids du dogmatisme institutionnel dont il a hérité et du retard difficile à surmonter dans ce qu’il ne faut plus appeler « la question des femmes » mais bien, désormais, une question d‘Église, fondamentale et globale.

Comme on le constate, celle-ci s’est désormais installée sur le devant de la scène médiatique, où elle occupe une place symptomatique. Ouvrages, colloques, débats, interviews, reportages en disent l’intérêt bien au-delà des considérations à proprement parler « religieuses » : y est engagé le rapport de la société civile et des religions; s’y jouent désormais l’enjeu et le défi de leur crédibilité et tout particulièrement celle du catholicisme romain.

L’Église patriarcale et monosexuée

Que l’on se comprenne bien : on ne demande pas à l’institution catholique de se déjuger entièrement de ses convictions et engagements d’hier, d’autant que, sur la question du respect envers les femmes, elle a su par le passé donner des exemples convaincants et se montrer précurseuse, parfois, par rapport à la société civile – ce que malheureusement son retard et son entêtement actuel portent trop souvent à ignorer! On lui demande tout simplement d’avoir la modestie et le discernement d’examiner les conditions de contextualisation patriarcale et andro-centrée de ses interprétations d’hier, qu’elle prétend imposer comme étant des volontés intangibles du Christ lui-même pour la constitution de son Église.

En fait, le problème principal de l‘institution catholique romaine, et d’autres qui lui sont proches, est le manque de capacité à se reconnaître ouvertement patriarcale et monosexuée, liée, telle un serpent qui se mord la queue, par ses propres interprétations patriarcales et monosexuées. Un tel choix est jugé contraire aux références éthiques et aux normes juridiques actuelles. Ainsi le problème de fond serait bien celui du refus institutionnel d’autocritique, du manque de discernement et de l‘abus de pouvoir qui ont conduit à cette inflation et cette sacralisation d’un cléricalisme – parfois partagé et propagé par les femmes elles-mêmes – qui ne peut, ne sait ou ne veut pas se reconnaître sexiste!

Une queue d’hirondelle n’annonce que de bien loin l’arrivée du printemps… Notre désir de sens, à nous les fidèles et les infidèles de ce temps, ne peut plus guère se contenter des petits pas et des délais imposés : nombreuses et nombreux, nous avons quitté le lourd navire de l’institution, ou sommes chaque jour tentés de le faire, pour trouver ailleurs et autrement les nouveaux ancrages du christianisme, en des lieux où ces fragiles hirondelles aident déjà des communautés à discerner pour aujourd’hui l’appel de l’Évangile.

Texte publié dans la revue Témoignage chrétien et reproduit avec la permission de l’auteure.

Ce contenu a été publié dans Le diaconat pour les femmes par Marie-Thérèse van Lunen Chenu. Mettez-le en favori avec son permalien.

A propos Marie-Thérèse van Lunen Chenu

Féministe reconnue, cofondatrice de Femmes et Hommes en Église (France), du Centre Genre en Christianisme (France) et de l’Unité de Recherches et Documentation Genre en Christianisme [GC], Marie-Thérèse van Lunen Chenu est une auteure et une conférencière reconnue pour ses analyses rigoureuses. Elle a publié « Femmes et hommes » (Cerf, 1998) et a à son actif de nombreux articles et contributions à des ouvrages collectifs.

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« Ce que j’ai promis, je vais le faire »

Publié le 25 juillet 2016 par Gisèle Turcot

« Ce que j’ai promis, je vais le faire »
(pape François) :
Une étude sur l’admission des femmes au diaconat

Le jeudi 12 mai 2016, le pape François a reçu en audience les 870 Supérieures générales réunies à Rome pour participer au congrès triennal de l’Union Internationale des Supérieures générales (UISG). L’association rassemble les deux mille responsables de communautés regroupées en constellations formées sur la base d’un ou de plusieurs pays.

Une rencontre sur le mode de la conversation

Les reportages de la presse internationale ont mis l’accent sur la promesse du pape de commander une étude sur l’admission des femmes au diaconat permanent. Comme participante à ce rassemblement, je puis attester que ce point a été abordé, mais il s’inscrivait dans une conversation plus large, construite autour de quatre questions que la direction de l’UISG avait recueillies lors d’une consultation auprès des constellations. Ces quatre questions exprimaient des préoccupations théologiques et pastorales reliées à l’absence des femmes dans les lieux décisionnels et dans l’exercice du ministère, puisque les rôles et fonctions sont reliés à l’ordination presbytérale. La première à elle seule en traduit l’essentiel.

« En ce moment critique pour la mission de l’Église dans un monde inquiet et traversé par toutes sortes de déséquilibres, nous aurions besoin de pouvoir compter sur toutes les forces vives. Dans ce contexte, nous sommes préoccupées de voir les femmes exclues de toute fonction ministérielle.

Nous posons donc la question : « Le baptême des femmes les a identifiées au Christ Jésus de la même manière que celui des hommes; il les a, elles aussi, transformées dans le Christ Jésus. Pourquoi alors la représentation du Christ dans le sacerdoce serait-elle impossible aux femmes? »

Et dans le même ordre d’idée : « Pourriez-vous nommer des avenues réalistes qui permettraient une plus grande insertion de la femme dans la vie de l’Église? »

Si certaines participantes ont regretté que la rencontre ait porté quasi exclusivement sur la contribution des femmes, j’ai personnellement apprécié que la rencontre porte sur cet enjeu crucial pour la vie de l’Église et qu’elle se soit déroulée dans un climat de simplicité fraternelle favorisé par le mode question-réponse, bien que n’incluant pas un espace de réplique ou de débat.

Place au leadership et à la voix des femmes

« Il est vrai que les femmes sont exclues des processus de prise de décision dans l’Église : pas exclues, mais l’insertion des femmes dans les processus de prise de décision y est très faible. Nous devons aller de l’avant. » Cela, le pape François l’a exprimé à plusieurs reprises depuis son élection, et spécialement pendant cette rencontre avec des femmes habituées à l’exercice du leadership. Il établit une distinction entre autorité et leadership : à la pastorale des migrants, dans le service de justice et paix, il y a place au leadership des femmes, mais dans la liturgie eucharistique, la présidence est affaire d’autorité qui relève des ministres ordonnés. « Le prêtre ou l’évêque qui préside, le fait dans la personne de Jésus-Christ. C’est une réalité théologique et liturgique. Dans cette situation, l’ordination des femmes n’existant pas, elles ne peuvent pas présider.» Voilà pourquoi, selon lui, les femmes ne peuvent prononcer l’homélie, bien qu’elles puissent prêcher lors des célébrations de la Parole. Sa référence à des questions dogmatiques et liturgiques ne m’est guère parue convaincante.

Plus il affirmait sa conviction que l’Église doit faire appel à la vision et à l’expérience des femmes dans les processus décisionnels, plus nous nous sentions invitées à participer à une certaine ouverture. Il a paru surpris, pour ne pas dire choqué, d’entendre une présentatrice demander : pourquoi des supérieures majeures de congrégations féminines ne sont-elles pas encore convoquées lors de l’assemblée générale de la Congrégation des Instituts de vie consacrée et des sociétés de vie apostolique? (Rappelons en passant qu’il a fallu des tractations spéciales pour que trois membres de l’UISG, dont la présidente internationale, reçoivent une invitation à participer au Synode sur la famille, alors que les délégués de l’Union internationale des Supérieurs généraux y sont invités…)

Deux « tentations » à éviter

J’ai sursauté lorsque le pape nous a mis en garde « contre deux tentations : le féminisme et le cléricalisme ». Va pour la seconde, l’affaire est entendue. Mais pour le féminisme? J’ai dû relire la transcription officielle et consulter une amie théologienne pour découvrir une bonne et une mauvaise nouvelle. La mauvaise est d’apprendre que ce mot de François est probablement relié à un courant existant parmi les théologiens de la libération en Amérique latine, qui considère le féminisme comme une version du machisme. Il faudra s’enquérir davantage de cette fâcheuse tendance auprès des théologiennes latino-américaines pour voir comment on en arrive là…

Mais la bonne nouvelle, c’est que, du même souffle, François affirme que « le rôle de la femme dans l’Église n’est pas du féminisme, c’est un droit ! C’est un droit de baptisée avec les charismes et les dons que l’Esprit a donnés. Il ne faut pas tomber dans le féminisme, parce que cela réduirait l’importance d’une femme ». Voici la perle dégagée de sa gangue. Il m’est immédiatement venu à l’esprit les mots de la théologienne allemande Ida Raming, entendue à Ottawa pendant un colloque du WOW : ce n’est pas sur la base d’un droit (au sens civil), mais sur la base du baptême que l’Église doit reconnaître l’admissibilité des femmes au ministère ordonné.

Est-ce que pour autant le pape François en déduirait que l’ordination est souhaitable? Rien n’est moins sûr. En réponse à la question de sœur Teresina : « Quelle est, selon vous, la place de la vie religieuse apostolique féminine à l’intérieur de l’Église? Que manquerait-il à l’Église s’il n’y avait plus de religieuses? », il a répondu :

« Il manquerait Marie le jour de la Pentecôte ! Il n’y a pas d’Église sans Marie ! Il n’y a pas de Pentecôte sans Marie ! Mais Marie était là, elle ne parlait peut-être pas… Cela, je l’ai déjà dit, mais j’aime le répéter. La femme consacrée est une icône de l’Église, c’est une icône de Marie. Le prêtre n’est pas une icône de l’Église ; il n’est pas une icône de Marie : il est l’icône des apôtres, des disciples qui sont envoyés prêcher. Mais pas de l’Église ni de Marie. »

Le débat est enclenché dans les chaumières et dans les milieux féministes à savoir quelle sera la pertinence de participer à une commission d’étude sur le diaconat permanent. Ce serait l’objet d’un autre article qui pourrait explorer les avenues qui s’offrent, ainsi que cette référence symbolique à Marie et la manière de ne pas renforcer les écarts du cléricalisme dans nos pratiques ecclésiales.

Montréal, le 13 juillet 2016

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En savoir plus :

Union internationale des supérieures générales – Assemblée 2016
« Tisser une Solidarité Mondiale pour la Vie »

Union internationale des supérieures générales – Assemblée de la constellation de Rome 2017
« Collaborer pour le bien commun: Déplacement vers les Périphéries. »

Talitha Koum :
En 2009, pendant la première  rencontre mondiale des réseaux suscités par les rencontres formatives,  il a été proposé de créer Talitha Kum comme Réseau International de la Vie Consacré contre la traite avec une représentante issue de  l’UISG. La première coordonnatrice officielle de Talitha Kum fut Sr. Estrella Castalone, FMA  depuis 2010 jusqu’en 2014. Depuis 2015 la coordonnatrice est sr. Gabrielle Bottani, SMC.
Depuis sa fondation Talitha Kum a continué à promouvoir des cours pour la formation de nouveaux réseaux territoriaux, le travail en réseau et la collaboration avec différentes organisations engagées contre la traite des personnes.

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