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Bulletin Plein Jour N°27 de Décembre 2014

Voici une Présentation de PJ27 ( décembre 2014)

route d'hiver

« Je crois en l’Amour, force irrépressible qui explose en un brasier ardent et dévore les obstacles sur son chemin. »

Cette parole qui ouvre le Bulletin de Décembre 2014 suffirait à résumer toutes les autres pages.
Car de quoi parle ce Bulletin, comme les autres d’ailleurs ? Mais d’amour !

Malheureusement des obstacles, il en existe et d’autant plus infranchissables qu’ils sont appuyés sur une certaine manière de comprendre les choses. « Je ne reprends pas la parole donnée… je ne veux pas trahir Jésus-Christ. » A croire que c’est Jésus lui-même qui a ordonné le célibat pour les prêtres ! Quand on sait que la Commission biblique pontificale elle-même a avoué n’avoir trouvé aucun argument en sa faveur dans les évangiles et qu’il s’agit d’une mesure disciplinaire bien datée
 C’est pourtant un argument ou un échappatoire fréquemment cité par les compagnes qui se contentent de dire : et moi mon unique argument était de respecter sa volonté : « je ne veux pas rendre malheureux mon mari. » Premier témoignage. Page 2.
D’autres suivent comme MPL « Mon petitit loup » et TPC « ton petit cœur » ! Qui nous cite un texte de Saint Paul qui fait partie des célèbres Epîtres du même : « Un responsable de communauté doit être irréprochable, époux d’une seule femme, homme mesuré, raisonnable et réfléchi, ouvrant sa maison à tous… Qu’il mène bien sa propre famille, qu’il se fasse respecter par ses enfants… » Les évêques d’aujourd’hui ressemblent-ils à ce modèle ?  (p. 6)
Ou encore le témoignage d’un Prêtre ouvrier laissé sur le carreau en 1954 : « Je ne voulais pas que l’église (la hiérarchie de l’église. Ndlr) puisse utiliser notre mariage comme explication facile de l’interdiction des prêtres ouvriers… J’aurais pu obtenir facilement ma réduction à l’état laïc, ce que je ne ferai jamais… » Mais c‘est Simone qui va payer le plus lourd tribut : 19 années d’attente. (p. 10)

Buenos Aires, c’est bien en Argentine, non ? L’évêque de Merlo-Moreno, dans la banlieue de la capitale vient d’annoncer à ses prêtres qu’il avait décidé de quitter sa charge. On avait fait circuler de lui des photos en compagnie d’une dame (Il y a toujours des gens très dévoués et très bien intentionnés qui rodent dans ces milieux !). Fernando Bagallo, pourtant très apprécié de ses pairs, est allé ensuite remettre sa démission au pape entre les mains du Nonce. (p. 17)
Certains prêtres font le pas d’arrêter leur ministère parce que l‘amour a bouleversé leur vie, mais ils acceptent de redevenir chrétiens de base dans cette église ; c’est déjà difficile à vivre dans la plénitude !  Mais d’autres quittent parce qu’ils ont pris du recul par rapport à cette institution. Voici, sous le titre « Adieu d’un moine bénédictin », la lettre post mortem confiée par son épouse (20 après sa disparition). Ce message s’adresse « à ses amis très chers ». « J’ai cherché à vous donner le meilleur de moi-même. Voilà pourquoi je vous dois cette franche explication. Si j’ai quitté le catholicisme, ne croyez pas que ce soit un égarement momentané ou par un coup de tête. Mais parce que je suis arrivé à la certitude que l’Eglise, avec la rigidité de  ses dogmes et sa prétention à l’infaillibilité, est une forme archaïque et désormais invivable du christianisme. Elle représente pour moi un stade définitivement dépassé de l’évolution religieuse de l’Humanité… » (p.13)

D’autres arrêtent parce que « ma distance avec l’institution s’était creusée… J’étais investi à travers des fonctions qui n’avaient plus de sens. » Mais ils gardent toujours au cœur cette tension : « Permettre aux uns et aux autres de retrouver le sens de leur vie et l’espérance. » Ils vont la réaliser dans d’autres conditions de vie professionnelle, sociale ou familiale. (p.15) Dans son témoignage, l’auteur va ensuite s’interroger sur le pourquoi de certains comportements étranges chez des prêtres en fonction : égocentrisme, perte du sens des réalités, façon particulière d’être avec les gens, rapport particulier avec l’argent, sensibilités neutralisées, crise d’identité mais aussi compensations dans l’alcoolisme, l’autoritarisme… Le déracinement dans lequel on les a entretenus n’y est-il pas pour quelque chose ? En contrepoint, il m’est toujours apparu étrange de lire que Jésus serait resté dans son milieu familial jusqu’à 30 ans !

Toujours des histoires d’amour ! Pas besoin d’aller acheter Lui ou Gala ! Ah ! Cette pièce de théâtre qui fait parler Marie-Madeleine : « Je déclare que j’aimais cet homme, tout simplement, tout bonnement et surtout bien humainement. » Il parlait comme un philosophe, marchait chaque jour comme un marathonien, charmait. « Il parlait d’amour. Il ne parlait même que d’amour et c’était un langage nouveau à cette époque ! »
On encore ces amours d’un norvégien de la FINUL qui, en fin de compte, malgré tous les obstacles et les préjugés, se marie avec une belle libanaise chiite !!

Le premier Concile tenu à Rome, au Latran, maison du pape en 1123, nous dit combien les arguments que nous connaissons bien en faveur du célibat des prêtres étaient déjà présents dans certains esprits cléricaux : éviter le risque de voir les biens d’église passer entre les mains des enfants de prêtres, ne pas toucher l’hostie après avoir touché une femme ou encore refus de payer un supplément pour les épouses (je ne vous rappellerai pas comment Grégoire 7 les appelait ! voyez le Bulletin 26. L’aberration ira jusque-là !), …

Je vous laisse le soin de découvrir les autres articles.
Mais je ne saurais m’arrêter sans attirer votre attention sur le livre de John Shelby Spong : « Jésus pour le XXIème siècle ». Un petit bijou. Le travail engagé par les exégètes et historiens mis entre les mains des croyants. Si vous hésitez pour un cadeau de noël sérieux … ou même pour vous ; faites-vous l’offrir !!
En vous souhaitant une année plein de bonnes surprises et surtout d’une progression en Humanité dans la justice et la solidarité !

Jean

Vous y retrouvez témoignages de vie réels (les signatures ont été modifiés, pas les textes !), approfondissements, suite de la Saga sur l’histoire du Célibat, Poésies, Humour…

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SOMMAIRE (en page 2)

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