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Des médecins psychiatres s’adressent au pape François

20 Novembre 2018
Très Saint Père,

Avec cette lettre ouverte, pour la journée mondiale de l’enfance, nous tenons à répondre à l’invitation de sa sainteté fait dans votre lettre au peuple de Dieu le 20 août 2018 [1] à s’engager dans «les domaines ecclésial et social dans les changements dont nous avons tellement besoin » et à « condamner tout ce qui peut mettre en danger l’intégrité d’une personne compte tenue de l’ampleur et la gravité des actes de pédophilie commis par des membres du clergé et des personnes consacrées de l’église catholique. »

Comme les gens qui ont été baptisés, et parents ou professionnels qui travaillent dans le secteur de la santé mentale, nous refusons de supporter plus longtemps l’hypocrisie qui demeure au sein de l’église catholique, malgré tous les efforts qui ont été faites. Nous tenons à dénoncer l’omerta qui le Comité des Nations Unies relative aux droits de l’enfant en 2014 a appelé un « code du silence » imposé au clergé sur cette question. Il semble certain que, si l’église catholique ne fait pas un dans la réforme de la profondeur de son organisation actuelle, les mêmes causes continuera à produire les mêmes résultats. Demander pardon victimes n’est plus suffisante pour faire face à cette tendance anti-évangélique. Des actes forts sont nécessaires, par exemple introduire dans le droit canon de l’obligation de signaler aux autorités civiles de chaque pays a essayé d’évêques et les supérieurs des ordres religieux. [2]

En effet, en tant que parents, nous avons maintenant des préoccupations légitimes pour la sécurité de nos enfants quand nous les laisser sous la responsabilité de l’église de groupes ou d’institutions. En outre, compte tenu de l’ampleur des agressions qui, selon l’août 2018 [3] rapport du Grand Jury de la Cour suprême de Pennsylvanie, sont presque certains de prendre place partout où l’Eglise catholique doit être trouvé et avec des conséquences dévastatrices pour la victimes tout au long de leur vie [1], [4] [5] et de permettre à ces victimes d’être reconnu à tout moment, nous demandons que les actes d’abus sexuels sur mineurs restituée imprescriptibles dans les tribunaux ecclésiastiques.

En revanche, s’il paraît évident que le célibat des prêtres n’explique pas en soi toutes ces dérives [2], les rapports de comparaison entre les religions révèlent que plus de 99 % des actes d’abus sexuels commis par des ministres du culte concerne l’église catholique. [6] par conséquent, il nous semble essentiel pour réexaminer très au sérieux la question de la dissociation de la vocation au sacerdoce de celui du célibat consacré afin que les hommes mariés peut être ordonnées à nouveau. [3] Enfin, nous appelons au lancement d’un nouveau Saint Synode impliquant tout le peuple de Dieu afin de présenter et d’échanger des propositions concrètes pour au moins relever le défi de protéger et de respecter les droits des enfants et des adolescents dans l’église. Sans ces actes décisifs, nous aurons le sentiment que nous sommes en complices dans le maintien d’une forme de perversité systémique qui a déjà détruit trop de vies à travers le monde. Je vous remercie, père Saint, pour écouter et comprendre notre souffrance et l’indignation face à ce qui a eu lieu dans le silence pendant de nombreuses années sans les réactions appropriées qui aurait pu escompter de l’église catholique.
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[1] y compris, entre autres, une augmentation significative dans les troubles du spectre de suicide risque et psychotiques
[2] sachant que les statistiques montrent que la grande majorité des abus est effectuée dans le cadre intrafamilial
[3] comme ce fut le cas jusqu’au Concile du Latran (1123)

Signataires :
Matthew ball, infirmière praticienne et psychothérapeute, clinique humaine, Adelaïde, Australie – Catherine Bonnet, enfant et pédopsychiatre, ancien membre de la Pontifical Commission de Protection des mineurs, Paris, France – Ciavaldini André, Psychanalyste, directeur de recherche associé. PCPP laboratoire université de Paris 5 – René Descartes, Grenoble, France – Deegan Patricia, Dartmouth College, Geisel School of Medicine, Hanovre, New Hampshire, USA – Patrick Le Cardinal, psychiatre, International Research Committee of Intervoice, Chambéry, France – Florence Schmitt, psychothérapeute, centre hospitalier universitaire, service de psychiatrie d’enfant, Turku, Finlande – Taylor Karen, infirmière praticienne, travaillant à la récupération, Hébrides extérieures, UK – Thompson Kenneth S., MD Psychiatrist, Visiblehands Consulting, Pittsburgh, Pennsylvanie, USA.