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L’incroyable requête des prêtres brésiliens

     L’incroyable requête des prêtres brésiliens
( Golias, 6 mars 2008)

« C’est un événement ! D’après nos informations puisées aux meilleures sources, une lettre des prêtres brésiliens qui a été adressée à Rome fin février, demande une modification de la règle du célibat, que même les plus conservateurs intelligents n’ont d’ailleurs jamais considérée comme définitive, ne relevant pas du dogme, mais de la discipline de l’Eglise.

Cette lettre n’a pas été rendue publique, ce qui en limite un peu la portée. Dommage ! Mais ne boudons pas notre plaisir. Elle demande en particulier l’institution de deux types de sacerdoce : l’un avec le célibat pour des religieux qui font vœu de chasteté (il y a évidemment une cohérence) ; l’autre, sans obligation de célibat (avec un libre choix de se marier ou non). De plus, elle exige la pleine et entière réintégration des prêtres mariés dans l’Eglise (odieusement « réduits »à l’état laïc). Elle a été approuvée par les 435 délégués représentant les 18685 prêtres brésiliens (269 diocèses) dans le cadre de leur 12ème rencontre à Italci.

D’après nos informations, cette lettre ne représente pas du tout une initiative arbitraire et isolée. Elle a été précédée d’une importante réunion de prêtres dans l’Etat de Sao Paulo, à laquelle participait le cardinal Hummes en personne (il est à la curie préfet de la congrégation pour le clergé), accompagné de deux évêques. A l’évidence, cette demande est inspirée et appuyée au sommet de la hiérarchie. Toujours selon nos sources, Claudio Hummes aurait été le coordonnateur du projet et le rédacteur de cette lettre adressée à … lui-même ! Ami personnel du Président brésilien Lula da Silva, Claudio Hummes, 74 ans, franciscain, est devenu très jeune évêque de Santo André en 1975. Il a pris des positions très sociales et s’inscrivait alors dans le courant de la théologie de la libération… »

Répression de la Fronde brésilienne (Golias, 15 mai 2008)

 « Suite à une très forte pression de Rome, et des franges les plus conservatrices de l’épiscopat, la conférence des évêques a décidé que les propositions audacieuses avancées par un certain nombre de prêtres brésiliens, ne sauraient en aucun cas, être transmises en l’état à Rome. La curie romaine aurait en particulier été très irritée de la publicité accordée à ces revendications par l’épiscopat brésilien. Au point que ce dernier a dû présenter ses excuses au Vatican pour la fuite de ce document. »