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Bibliographie : Canada / Claire Trépanier

IL EST TEMPS D’EN PARLER “

        par Claire Trépanier, auteure canadienne     

Voici la lettre que nous avons reçue en avril 2009 :
“Bonjour Mme VENTURINI,
Je suis une auteure canadienne et francophone d’Ottawa (Ontario). Je viens d’écrire un livre que j’aimerais faire connaître dans les milieux francophones et surtout aux femmes.
C’est la biographie d’une femme née aux Escoumins (Province de Québec) et élevée à Hanmer dans le Nord de l’Ontario (près de Sudbury) au début du 20e siècle. À l’âge de 22 ans, elle a découvert l’amour avec le prêtre de son village, un homme de 55 ans. Ils se sont enfuis et sont venus habiter Ottawa. Après 15 ans de vie commune paisible pendant laquelle sont né 3 enfants, le prêtre est retourné à la prêtrise, la laissant seule pour élever les enfants.
Peu après son départ, la Grande Dépression a commencé. La biographie raconte tout ce que cette femme a dû faire pour élever ses enfants alors qu’elle savait à peine lire et écrire et qu’elle était tenue au secret par son mari et l’Église catholique.
Je me demandais si l’Association PLEIN JOUR serait intéressée à faire connaître ce livre à ses membres puisqu’il soulève des questions sur le célibat obligatoire des prêtres catholiques.  J’imagine que vous aimeriez en prendre connaissance avant de décider. Vous pouvez le lire en entier sur Internet au site suivant: http://www.aupress.ca .
 Je vous remercie de l’attention que vous voudrez bien accorder à ma demande,
 Bien à vous,
Claire Trépanier
Claire Trépanier, Écrivain à louer!Have Pen Will Write  ,10 Ave Clarey , Ottawa, Ontario , K1S 2R7
Tél.: (613) 230-5690
Une auteure d’Ottawa, Claire Trépanier, dévoile au grand jour l’histoire de Marie-Louise Bouchard Labelle, élevée à Hanmer dans le nord de l’Ontario, qui, à l’âge de 22 ans, a découvert l’amour avec le curé du village, un homme de 33 ans son aîné, dans le livre “C’est le temps d’en parler”.
C’est par pur hasard que l’auteure s’est retrouvée à écrire l’histoire que Marie-Louise a gardé secrète jusque dans sa tombe.L’une des petites-filles de Marie-Louise, Louise Mantha, lui a proposé de raconter l’histoire de sa grand-mère, une histoire inconnue du public et longtemps tenue secrète au sein de la famille.

Trois années de rencontres et de recherches ont été nécessaires à l’écriture de cette biographie qui relate la rencontre de Marie-Louise et du père Roy, leur exil à Ottawa alors qu’elle tombe enceinte et le retour à la prêtrise du curé, qui la laissa seule pour élever trois enfants.

La fille de Marie-Louise, Gertrude, seule survivante, a été la principale source de Mme Trépanier. L’auteure a aussi parcouru le Canada, à l’été 2005, pour effectuer ses recherches sur le père Roy.

“Ça a été un grand défi parce que Marie-Louise n’a rien laissé par écrit puisqu’elle savait à peine lire et écrire”, indique-t-elle.

Pour cette raison, certains passages sont des suggestions de l’auteure faute de preuves tangibles.

“Je propose des suggestions qui tiennent compte des événements. On ne peut pas inventer une biographie”, explique-t-elle préférant laisser aller le lecteur à son imagination.

Mme Trépanier est très satisfaite de son premier livre, qui lui a apporté une nouvelle famille et lui a permis de réapprendre l’histoire du Canada.

Dans la postface, l’auteure se questionne sur la position de l’Église sur les femmes.

“Ce n’est pas pour rien que j’ai choisi ce titre : C’est le temps d’en parler. Qu’est-ce qui a changé dans la position de l’Église sur les femmes depuis le début du XXe siècle ?”, s’exclame-t-elle en ajoutant que les prêtres catholiques devraient avoir le droit de se marier.

“Combien de femmes ont vécu une relation avec un prêtre et ont dû se taire à la demande de l’Église ? Je suis certaine qu’une quantité de femmes ont vécu cela et le vivent encore”, reprend Mme Trépanier, bien que son livre ne pointe pas l’Église du doigt.

Plusieurs femmes l’abordent d’ailleurs depuis la parution de son livre pour lui avouer une liaison secrète avec un prêtre.